Ça n'arrive qu'aux autres

Ça n'arrive qu'aux autres

Jusqu’au jour où l’on devient l’autre.

CNAQAA

Les violences sont invisibles jusqu’à ce qu’on en parle. Alors, parlons-en ! Comment vivre avec ? Comment se reconstruire ? Victimes, auteurs, proches, professionnels : Parce que chaque voix porte un écho. Et chaque histoire mérite d’être entendue.

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23 – Mon devoir de mémoire (Fanny)

Il y a des dates qui ne passent pas.
Elles restent là, immobiles, comme une pièce dont on ne trouve jamais la sortie.

Fanny est la sœur de Pierre Gérouville, 16 ans, décédé le 13 décembre 2011, lors de la tuerie de Saint-Lambert, à Liège.

Dans cet épisode, elle ne raconte pas seulement ce jour-là.
Elle parle de l’après.
De ce que signifie continuer à vivre quand un proche devient un nom, une photo, un chiffre dans une tragédie collective.
Du sentiment d’injustice qui s’installe, durable.
Et du poids des procédures judiciaires - longues, complexes, parfois violentes -
qui épuisent les familles de victimes,
les vident d’énergie,
et laissent souvent l’impression de ne pas être entendues,
de ne pas compter.

Elle parle aussi de ce deuil qui ne se fait pas.
De l’impossibilité de refermer quoi que ce soit.
Et de cette responsabilité silencieuse et lourde :
celle de porter une mémoire qui refuse de s’éteindre,
même quand les réponses manquent.

Ce témoignage n’est pas un récit de faits.
C’est une parole de sœur.
Une parole tenue, digne, parfois fragile, toujours lucide.

Un épisode sur la mémoire, la transmission,
et ce qu’on fait de l’irréparable
quand la justice ne suffit pas à réparer,
et que l’oubli n’est pas une option.


🎙 Épisode 23 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : « Mon devoir de mémoire »


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22 – Tout ce qu'il a fallu traverser (Opaline)

Parler, ce n’est jamais léger.
C’est déplacer quelque chose. En soi. Autour de soi.

Dans cet épisode, Opaline raconte ce que ça coûte, de mettre des mots sur ce qui a été vécu.
La sortie du déni. Le moment où la parole cesse d’être intérieure pour devenir audible, et donc exposée.

Dire, c’est faire exister.
C’est affronter le regard des autres, la procédure judiciaire, les doutes, l’attente.
C’est porter une parole qui engage, qui dérange, qui oblige.

Mais cette parole n’est pas seule.
Elle circule. Elle rencontre d’autres voix, d’autres récits.
La solidarité entre victimes devient alors un appui, une manière de tenir quand le poids est trop lourd à porter seule.

Et dans ce mouvement, quelque chose se transforme.
Pas une réparation totale, ni une fin nette.
Plutôt une reconstruction fragile, née du fait d’avoir parlé, malgré tout.

Un épisode sur la parole des victimes.
Sur son poids.
Et sur ce qu’elle rend possible.
Et surtout, sur ce que le silence aurait continué à coûter.


🎙 Épisode 22 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : « Tout ce qu'il a fallu traverser »


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21 – Dans sa poche (Denise)

Il n’y a pas eu de cris.
Pas de coups.
Juste des gestes minuscules. Des silences. Des attentes qui s’étirent.

Denise parle d’une violence douce.
Celle qui s’installe lentement, à petit feu.
Être le deuxième choix.
Accepter l’indécision de l’autre. Rester disponible. À portée de main. Dans la poche.

Elle raconte comment, à force, la douleur devient familière.
Comment on finit par croire que c’est tout ce qu’on mérite.
Que cet amour-là, bancal, incertain, est le seul possible.

Un récit sur ce qu’on tolère.
Sur ce qu’on minimise.
Sur la frontière floue entre attendre et s’effacer.


🎙 Épisode 21 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : « Dans sa poche »


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20 – Allô Maman trauma (Marine)

Un téléphone qui sonne.
Des voix qu’on ne voit pas.
Des histoires qu’on reçoit sans y être préparée.

Marine pensait apprendre à écouter.
À accompagner.
À être utile.

Mais il y a ce stage.
Une ligne d’écoute.
Et l’absence de filet.

Des récits trop lourds.
Un cadre qui ne tient pas.
Et personne pour dire comment faire quand ça déborde.

Alors Marine raconte.
Ce que ça fait, d’être face à la détresse des autres quand on est encore en train de se construire.
Ce que ça laisse, quand l’écoute devient solitude.
Et comment certaines expériences forment… ou fissurent.

Parce que même celles et ceux qui écoutent ont besoin d’être protégés.
Et que parfois, ce qui blesse apprend aussi à veiller.


🎙 Épisode  20 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : "Allô Maman trauma"


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19 – J’ai pas dosé ma force (Adèle)

Un mot.
Une voix qui s’emporte.
Un téléphone qui vole.
Et puis un poing. Et puis plusieurs.

Comment en parler sans minimiser ?
Comment se faire entendre par des oreilles qui ne sont pas prêtes ?

Avant les coups, il y a les mots.
Avant la violence, il y a le contrôle,
le silence qui enferme,
la peur qui s’installe.

Adèle raconte.
Pour ne plus taire.
Pour reprendre la main sur une histoire
qu’il a voulu écrire à sa place.


🎙 Épisode 19 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : "J’ai pas dosé ma force"


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