Ça n'arrive qu'aux autres

Ça n'arrive qu'aux autres

Jusqu’au jour où l’on devient l’autre.

CNAQAA

Les violences sont invisibles jusqu’à ce qu’on en parle. Alors, parlons-en ! Comment vivre avec ? Comment se reconstruire ? Victimes, auteurs, proches, professionnels : Parce que chaque voix porte un écho. Et chaque histoire mérite d’être entendue.

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25 – La pièce manquante (Sandra)

On ne naît pas toujours avec toutes les pièces.
Parfois, il en manque une.
Et l'on passe une vie à essayer de comprendre laquelle.

Adoptée en Roumanie, Sandra a grandi avec une absence.
Une mère.
Des origines.
Un morceau de son histoire.

Alors, parfois, on cherche cette pièce ailleurs.
Dans un regard.
Dans une présence.
Dans une femme qui rassure.
Jusqu'à ce que la quête prenne toute la place.

Dans cet épisode, Sandra raconte ce que l'adoption a laissé derrière elle.
Le manque.
L'enfant intérieur.
Le besoin d'appartenir.
Et cette recherche d'une figure maternelle qui, parfois, frôle l'obsession.

Une histoire où l'on découvre que certaines pièces ne se retrouvent pas.
Mais qu'il est parfois possible d'apprendre à vivre avec le puzzle.


🎙 Épisode 25 du podcast Ça n'arrive qu'aux autres : « La pièce manquante »

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24 – L’habitude de l’intense (Solène)

On ne choisit pas toujours l’intensité.
Parfois, on grandit dedans.

Chez Solène, les cris et les coups ont longtemps remplacé les mots.
À la maison, l’amour faisait du bruit.

Alors le corps apprend.
Il apprend à encaisser. À ressentir. À anticiper.
Il apprend que l’amour peut brûler.
Il apprend que l’amour doit brûler.
Que les femmes doivent se plier.

Et quand l’intense devient normal,
le calme peut sembler étrange.
Presque vide.

Dans cet épisode, Solène raconte ce qui se joue entre l’enfance et le présent.
Ce que l’on reproduit.
Ce que l’on transforme.
Ce que l’on croit choisir.

Une histoire où l’intensité ne disparaît pas.
Elle change de forme.


🎙 Épisode 24 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : « L’habitude de l’intense »


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23 – Mon devoir de mémoire (Fanny)

Il y a des dates qui ne passent pas.
Elles restent là, immobiles, comme une pièce dont on ne trouve jamais la sortie.

Fanny est la sœur de Pierre Gérouville, âgé de 16 ans, tué le 13 décembre 2011 lors de la fusillade de la place Saint-Lambert à Liège, perpétrée par Nordine Amrani.

Dans cet épisode, elle ne raconte pas seulement ce jour-là.
Elle parle de l’après.
De ce que signifie continuer à vivre quand un proche devient un nom, une photo, un chiffre dans une tragédie collective.
Du sentiment d’injustice qui s’installe, durable.
Et du poids des procédures judiciaires - longues, complexes, parfois violentes -
qui épuisent les familles de victimes,
les vident d’énergie,
et laissent souvent l’impression de ne pas être entendues,
de ne pas compter.

Elle parle aussi de ce deuil qui ne se fait pas.
De l’impossibilité de refermer quoi que ce soit.
Et de cette responsabilité silencieuse et lourde :
celle de porter une mémoire qui refuse de s’éteindre,
même quand les réponses manquent.

Ce témoignage n’est pas un récit de faits.
C’est une parole de sœur.
Une parole tenue, digne, parfois fragile, toujours lucide.

Un épisode sur la mémoire, la transmission,
et ce qu’on fait de l’irréparable
quand la justice ne suffit pas à réparer,
et que l’oubli n’est pas une option.


🎙 Épisode 23 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : « Mon devoir de mémoire »


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22 – Tout ce qu'il a fallu traverser (Opaline)

Parler, ce n’est jamais léger.
C’est déplacer quelque chose. En soi. Autour de soi.

Dans cet épisode, Opaline raconte ce que ça coûte, de mettre des mots sur ce qui a été vécu.
La sortie du déni. Le moment où la parole cesse d’être intérieure pour devenir audible, et donc exposée.

Dire, c’est faire exister.
C’est affronter le regard des autres, la procédure judiciaire, les doutes, l’attente.
C’est porter une parole qui engage, qui dérange, qui oblige.

Mais cette parole n’est pas seule.
Elle circule. Elle rencontre d’autres voix, d’autres récits.
La solidarité entre victimes devient alors un appui, une manière de tenir quand le poids est trop lourd à porter seule.

Et dans ce mouvement, quelque chose se transforme.
Pas une réparation totale, ni une fin nette.
Plutôt une reconstruction fragile, née du fait d’avoir parlé, malgré tout.

Un épisode sur la parole des victimes.
Sur son poids.
Et sur ce qu’elle rend possible.
Et surtout, sur ce que le silence aurait continué à coûter.


🎙 Épisode 22 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : « Tout ce qu'il a fallu traverser »


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21 – Dans sa poche (Denise)

Il n’y a pas eu de cris.
Pas de coups.
Juste des gestes minuscules. Des silences. Des attentes qui s’étirent.

Denise parle d’une violence douce.
Celle qui s’installe lentement, à petit feu.
Être le deuxième choix.
Accepter l’indécision de l’autre. Rester disponible. À portée de main. Dans la poche.

Elle raconte comment, à force, la douleur devient familière.
Comment on finit par croire que c’est tout ce qu’on mérite.
Que cet amour-là, bancal, incertain, est le seul possible.

Un récit sur ce qu’on tolère.
Sur ce qu’on minimise.
Sur la frontière floue entre attendre et s’effacer.


🎙 Épisode 21 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : « Dans sa poche »


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