Il y a des dates qui ne passent pas.
Elles restent là, immobiles, comme une pièce dont on ne trouve jamais la sortie.
Fanny est la sœur de Pierre Gérouville, 16 ans, décédé le 13 décembre 2011, lors de la tuerie de Saint-Lambert, à Liège.
Dans cet épisode, elle ne raconte pas seulement ce jour-là.
Elle parle de l’après.
De ce que signifie continuer à vivre quand un proche devient un nom, une photo, un chiffre dans une tragédie collective.
Du sentiment d’injustice qui s’installe, durable.
Et du poids des procédures judiciaires - longues, complexes, parfois violentes -
qui épuisent les familles de victimes,
les vident d’énergie,
et laissent souvent l’impression de ne pas être entendues,
de ne pas compter.
Elle parle aussi de ce deuil qui ne se fait pas.
De l’impossibilité de refermer quoi que ce soit.
Et de cette responsabilité silencieuse et lourde :
celle de porter une mémoire qui refuse de s’éteindre,
même quand les réponses manquent.
Ce témoignage n’est pas un récit de faits.
C’est une parole de sœur.
Une parole tenue, digne, parfois fragile, toujours lucide.
Un épisode sur la mémoire, la transmission,
et ce qu’on fait de l’irréparable
quand la justice ne suffit pas à réparer,
et que l’oubli n’est pas une option.
🎙 Épisode 23 du podcast Ça n’arrive qu’aux autres : « Mon devoir de mémoire »
🛑 TW : Deuil, Décès violent (fusillade/tuerie)🛑






